Le chanteur a choisi le site paradisiaque d'une plage corse pour enregistrer un album live acoustique, assorti d'un DVD. Un projet ambitieux que lui autorise son statut tout frais de poids lourd du disque.
«IL S'APPELLE comment, lui, déjà ? » La jeune fille ricane avec ses copines. « Mais non, je rigole », ajoute-t-elle, armée d'un appareil photo pour ne pas en rater une miette. Il y a de quoi abuser du déclencheur.
Car sous ses yeux, là, au milieu des baigneurs, Christophe Maé, en bermuda à carreaux et vieux tee-shirt, répète pieds nus dans le sable, sous un soleil de plomb. Nous sommes à Santa-Giulia, vaste plage située à quelques kilomètres de Porto-Vecchio, à peine privatisée pour l'occasion. Un lieu de farniente dans un décor paradisiaque, entre un vieux ponton usé par le sel et une mer qui joue avec ses bleus.
C'est là que, pas encore star, l'artiste venait faire le malin avec ses potes. C'est ici qu'il a choisi de revenir enregistrer, mercredi soir et hier soir, un disque live acoustique pas comme les autres, au bord de l'eau. « La référence que l'on avait, c'était les concerts « unplugged » de MTV avec tous ces groupes jouant devant un petit public de manière intimiste », explique Xavier Bonnetain, chef de projet chez Warner. Une approche inédite qui complique l'exercice. « C'est un peu une usine à gaz », prévient Dominique Gau, directeur artistique du chanteur. On vient de terminer les deux jours de montage. Il y a deux soirées de tournage. On a fait venir des musiciens supplémentaires, dont un quatuor de cordes, une chorale gospel... »
Un semi-remorque a fait la route depuis le dernier concert du chanteur, à Strasbourg, avec toute la sono. Un camion est arrivé chargé des lumières et de la vidéo et les 70 techniciens ont atterri de Paris en début de semaine. Coût total de l'opération : 300 000 ¤ . « C'est trois à quatre fois plus cher qu'un enregistrement live normal dans une salle, reconnaît Xavier Bonnetain. Cela paraît énorme à l'heure où la réalisation d'un DVD reste chère. Mais là, on pr